Burn out, harcèlement moral : quand dire stop ?

Identifier un Burn-out et y remédier

Le Burn out est un terme que l’on entend de plus en plus fréquemment. Nombreux-ses- sont ceux ou celles qui accumulent une trop grande charge de travail ou font les frais d’une politique de management basée sur la performance. Les conditions de travail du salarié se dégradent alors.

Le burn out est l’un des symptôme de cette dégradation des conditions de travail. Il s’agit d’un épuisement professionnel lié au stress.

Face à cette situation de grande fatigue, il est important de réclamer une visite médicale ou à minima de consulter son médecin traitant.

Votre corps vous indique en effet qu’il ne peut plus suivre le rythme que vous lui avez infligé. Il est alors important de réorganiser sa vie et de prendre du recul.

Rq : si le burn out ne figure toujours pas sur le tableau des maladies professionnelles. Cependant, votre burn-out pourra être considéré comme maladie professionnelle après étude par une commission. il suffit d’en faire la demamde auprès de la CPAM dans un délai de 15 jours après vitre arrêt de travail.

Harcèlement moral

Le harcèlement moral peut être à l’origine d’un burn out mais ce n’est systématique.

Il est encadré par le Code du travail (L1152-1) et par le Code pénal (222-33-2).

Le Code du travail interdit à l’employeur, un superviseur ou même un collègue de travail n’ayant aucun lien hiérarchique avec le salarié de lui faire subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel

Face au harcèlement le salarié doit en discuter avec le DRH ou un représentant du personnel. L’employeur a en effet l’obligation d’assurer la sécurité des salariés. Ainsi, en l’absence de réaction face à cette situation, sa reponsabilité pourra être engagée. D’autre part, le salarié pourra réclamer une réparation devant le Conseil de prud’hommes compétent.

Actualité juridique: le cas France télécom

Le procès France Télécom se tient depuis mai 2019. Le 19 juin 2019, le tribunal a recueilli de nouvelle déclaration de la direction au sujet des risques psychosociaux existants à l’époque. 

Les leçons du procès France Télécom dans la prise en compte de la souffrance des salariés

Pour rappel, des poursuites pénales ont été engagées à l’encontre des membres de la direction de France Télécom face à l’affaire retentissante des suicides à la chaîne des salariés de l’entreprise. Après enquête, il est apparu que le mal être des salariés de l’entreprise durait depuis plusieurs années et était directement lié à une réorganisation prenant appuie sur un management agressif.

Face à une défense reposant sur la minimisation la souffrance des salariés de France Télécom suite à la réorganisation de la société, les rapports des médecins du travail viennent appuyer la thèse de l’existence réelle de risques psychosociaux.

Devant le tribunal correctionnel de Paris, Jean Moulin, ancien directeur de France Télécom au niveau régional indique qu’il ne cherchait pas à ignorer les préconisations des médecins du travail mais qu’il n’y en avait simplement pas suffisamment.

Pourtant, en 2007 un rapport lui est remis et atteste d’un mal être des salariés liée à la réorganisation de la société. Le rapport indique que les salariés parlent de déshumanisation. Ils ont l’impression de trahir la beauté de leur travail en s’infligeant des objectifs de productivité, supportent mal les contrôles et ne se sentent pas écoutés.

En 2008, les rapports respectifs de chaque région couvertes par l’entreprise concluent à des risques d’actes agressifs.

La question qui reste encore en suspend et qui sera étudiée le 20 juin reste celle de la transmission de cette information à la direction en 2009. Les prévenus semblent pour l’heure affirmer ne pas avoir été informé de l’ampleur de la situation tandis que les managers et le médecin coordinateur en fonction à cette période n’éclairent pas la cour sur leur rôle dans cette affaire.

Voir aussi l’article de Dalloz