Actualité juridique

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L’hypnose : entrer en communication avec son inconscient et gerer son stress

L’hypnose est une technique thérapeutique qui bénéficie d’un échos ces dernières années. Contrairement à l’image qu’en donne la télévision (effet spectaculaire surjoué ), l’hypnose ne conduit que rarement à des états de transe. Le concept repose en effet sur un dialogue entre le conscient et l’inconscient d’un individu. Le patient n’est en ce sens plongé que dans un semi sommeil. Il ne doit absolument pas être plongé dans un sommeil profond puisque le thérapeute le guide dans la communication qui va se jouer avec son inconscient.

Cette technique réinventée par Milton Erickson vise à casser les barrières de la conscience (les individus sont souvent prêt à tout pour guérir leur symptôme sauf ce qui leur permettrait de guerrir véritablement). L’hypnose casse la résistance de l’individu qui le plonge dans un cercle vicieux.

En communiquant avec soi ( l’inconscient est le centre des émotions et n’intègre pas les contraintes de l’environnement), le patient change sa vision de ses propres symptômes et peut ainsi guerir rapidement et parce qu’il le désire. L’hypnose a en effet cette particularité d’être une thérapie qui repose sur le patient : il est son propre thérapeute.

D’ailleurs elle peut être pratiquée seule à l’aide d’un enregistrement. Ce n’est cependant pas la seule techniques thérapeutique qui peut se mettre à l’oeuvre face à des angoisses, addictions ou problèmes de gestion du stress (La thérapie brève et la sophrologie feront également l’objet d’un article).

Burn out, harcèlement moral : quand dire stop ?

Identifier un Burn-out et y remédier

Le Burn out est un terme que l’on entend de plus en plus fréquemment. Nombreux-ses- sont ceux ou celles qui accumulent une trop grande charge de travail ou font les frais d’une politique de management basée sur la performance. Les conditions de travail du salarié se dégradent alors.

Le burn out est l’un des symptôme de cette dégradation des conditions de travail. Il s’agit d’un épuisement professionnel lié au stress.

Face à cette situation de grande fatigue, il est important de réclamer une visite médicale ou à minima de consulter son médecin traitant.

Votre corps vous indique en effet qu’il ne peut plus suivre le rythme que vous lui avez infligé. Il est alors important de réorganiser sa vie et de prendre du recul.

Rq : si le burn out ne figure toujours pas sur le tableau des maladies professionnelles. Cependant, votre burn-out pourra être considéré comme maladie professionnelle après étude par une commission. il suffit d’en faire la demamde auprès de la CPAM dans un délai de 15 jours après vitre arrêt de travail.

Harcèlement moral

Le harcèlement moral peut être à l’origine d’un burn out mais ce n’est systématique.

Il est encadré par le Code du travail (L1152-1) et par le Code pénal (222-33-2).

Le Code du travail interdit à l’employeur, un superviseur ou même un collègue de travail n’ayant aucun lien hiérarchique avec le salarié de lui faire subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel

Face au harcèlement le salarié doit en discuter avec le DRH ou un représentant du personnel. L’employeur a en effet l’obligation d’assurer la sécurité des salariés. Ainsi, en l’absence de réaction face à cette situation, sa reponsabilité pourra être engagée. D’autre part, le salarié pourra réclamer une réparation devant le Conseil de prud’hommes compétent.

Barème Macron : la fin des indemnités plafonnées ?

Depuis la mise en place de la barémisation des indemnités de licenciement suite à l’ordonnance Macron, des débats mouvementés ont eu lieu concernant la conventionnalité de cette mesure. De nombreux avocats se sont fait l’écho de cette contestation devant les Conseils de Prud’hommes.

Le 17 juin à Reims, la Cour d’appel s’est prononcée sur la question. Un pourvoi a été formé suite à cette décision. Le sort du barème Macron sera donc fixé en juillet 2019.

L’enjeu de ce pourvoi est de voir le barème Macron écarter au profit d’une réparation plus importante. La barèmisation est en effet critiquée en raison d’une réparation jugée insuffisante.

Pour rappel, cette situation n’est pas nouvelle. Au visa de l’article 158 de la convention OIT (organisation internationale du travail), un tribunal a préalablement écarté le barème Macron afin de permettre aux conseillers prud’hommaux de déterminer librement la répararion adaptée.

Actualité juridique: le cas France télécom

Le procès France Télécom se tient depuis mai 2019. Le 19 juin 2019, le tribunal a recueilli de nouvelle déclaration de la direction au sujet des risques psychosociaux existants à l’époque. 

Les leçons du procès France Télécom dans la prise en compte de la souffrance des salariés

Pour rappel, des poursuites pénales ont été engagées à l’encontre des membres de la direction de France Télécom face à l’affaire retentissante des suicides à la chaîne des salariés de l’entreprise. Après enquête, il est apparu que le mal être des salariés de l’entreprise durait depuis plusieurs années et était directement lié à une réorganisation prenant appuie sur un management agressif.

Face à une défense reposant sur la minimisation la souffrance des salariés de France Télécom suite à la réorganisation de la société, les rapports des médecins du travail viennent appuyer la thèse de l’existence réelle de risques psychosociaux.

Devant le tribunal correctionnel de Paris, Jean Moulin, ancien directeur de France Télécom au niveau régional indique qu’il ne cherchait pas à ignorer les préconisations des médecins du travail mais qu’il n’y en avait simplement pas suffisamment.

Pourtant, en 2007 un rapport lui est remis et atteste d’un mal être des salariés liée à la réorganisation de la société. Le rapport indique que les salariés parlent de déshumanisation. Ils ont l’impression de trahir la beauté de leur travail en s’infligeant des objectifs de productivité, supportent mal les contrôles et ne se sentent pas écoutés.

En 2008, les rapports respectifs de chaque région couvertes par l’entreprise concluent à des risques d’actes agressifs.

La question qui reste encore en suspend et qui sera étudiée le 20 juin reste celle de la transmission de cette information à la direction en 2009. Les prévenus semblent pour l’heure affirmer ne pas avoir été informé de l’ampleur de la situation tandis que les managers et le médecin coordinateur en fonction à cette période n’éclairent pas la cour sur leur rôle dans cette affaire.

Voir aussi l’article de Dalloz

Pourquoi cette plateforme ?

En raison de la complexification du droit (ordonnance Macron, Mise en place du CSE, changement constant des règles du droit du travail, etc..) être épaulé d’un juriste pour comprendre ses droits et ses recours en tant que salariés est primordial.

Pour les employeurs de PME, l’enjeu est beaucoup plus important : la violation des règles du droit du travail est coûteuse financièrement et en terme de temps ( résolution amiable ou contentieuse des litiges). Pour autant, embaucher un juriste en interne est coûteux et contraignants pour les petites structures.

C’est pour ces raisons que cette plateforme offre une assistance entièrement gratuite et opère pour vous une veille juridique.

Conscient que les risques psycho-sociaux sont souvent sous-estimés et mal appréhendés, droitsocialetpsychologiedutravail vous offre des conseils pratiques pour améliorer vos conditions de travail et reste à votre écoute.